Mais d’où vient le « largeot » ?

Les compagnons avaient coutume de dire « plus le pantalon est large, plus l’homme est fort« . Le pantalon de velours « largeot » tient son origine de deux éléments : la première est la mode des pantalons « flottard », en vogue dans la première moitié du XIXe siècle avec le port des pantalons de cavalerie « à la hussarde ». La seconde relève quant à elle d’une l’adaptation aux activités des charpentiers et des travailleurs forcés.

Des caractéristiques précises

Adolphe Lafont tailleur lyonnais dépose la première marque française de tradition en 1986, et crée ce vêtement. Son premier modèle sera le « largeot » des coteries, en adéquation avec les compagnons du bâtiment. Il utilisait un code couleur précis pour chaque métier: le noir était pour les charpentiers ou couvreurs alors que le crème était pour les tailleurs de pierre. Le vêtement a des formes caractéristiques: très évasée sur la cuisse et rétrécie sur le mollet (dit « demi-hussard »).  Autrement, très évasé sur la cuisse et encore plus sur le mollet, mais rétréci à la cheville (en forme de « demi-ballon »). Le pantalon est confectionné dans le robuste velours Cosserat à grosses côtes « câbles » d’un poids formidable de 650 g/m2, ou encore en velours uni dit « peau de taupe « , ancêtre de l’actuelle palatine.

Plus qu’un vêtement, une maison…

Ces pantalons sont des monuments dont la raideur est renforcée par un appât à la colle d’os sur la face interne du velours. On disait à l’époque : « le gars du bâtiment, même complètement ivre, doit tenir debout tout seul grâce à son pantalon ».

Ce vêtement ne doit pas être lavé mais battu et brossé. En effet, il est adapté aux évolutions de l’ouvrier sur le toit : c’est pourquoi la « coterie » a besoin d’une forme ample pour se baisser, mais d’un rétréci aux chevilles pour éviter de trébucher. De plus, la poche passepoilée de la cuisse droite abrite le mètre pliant, le crayon jaune et la jauge. Au-dessus, la poche à gousset accueille la craie à tracer ou la gousse d’ail pour soulager des piqûres d’insectes. Outre le pantalon, le charpentier endosse le « coltin », ou veste à col chevalière, parfois comme un gilet.

Valeur d’emblème

 

 

Pour les générations de jeunes compagnons sur le Tour de France, le vêtement est revêtu comme une valeur d’emblème. Il est promu en tant que costume de cérémonie souvent porté avec la canne et l’écharpe corporative. Il marque donc l’appartenance.

 

 

 

Le saviez-vous ? En plus de la tenue professionnelle, il a aussi véhiculé une publicité pour le « Falzar » fabriqué à Amiens au début du XXème. De plus la forme « largeot » n’a pas laissé indifférent la clientèle citadine et bourgeoise.

Gentilhomme arborant le largeot

LISA Auteur

Fondée en 1958, cette entreprise familiale prend forme. Puis en 1972 prend l’appellation Lisa, rue Porte Dijeaux artère commerçante de Bordeaux. Ce magasin spécialiste du vêtement professionnel se positionne aujourd'hui sur Bordeaux comme la boutique incontournable dans son activité. Le magasin devient une entreprise sous la gérance de Patrick Dauguet, qui n’a cessé de la faire évoluer en s’appuyant sur le savoir faire de ses partenaires Allemand, Espagnol, Italien et Français. Aujourd’hui, nos sites de vente en ligne Lisashoes.fr et Lisavet.fr sont à votre disposition afin de vous faire bénéficier du savoir de notre entreprise, par la mise en valeur de produits haut de gamme.

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